Pour faire une autopsie d’une paire de lunettes, en plus de décortiquer la dizaine d’étapes de fabrication, il faut identifier toutes les parties que composent une monture.

Et la complexité de tracer les éléments qui composent une paire de lunettes vient autant de la complexité de la fabrication des montures en elle-même et les éléments qui la composent. Cela varie d’une marque à une autre… voire d’une collection à une autre.

A partir de ce résultat, il faut identifier :

  • tous les prestataires qui fabriquent chaque élément
  • les matériaux qui composent chaque élément
  • l’origine de chaque composant

La composition des lunettes

On peut observer 2 parties :

  • la face
  • les branches

Sur les branches, on peut décortiquer ces éléments :

  • le manchon
  • la tige métallique qui compose le squelette d’une branche en acétate
  • la branche en métal ou en plastique
  • la charnière qui articulera la branche avec la face
  • la vis qui liera l’ensemble

Sur la face, on peut décortiquer ainsi :

  • le cercle qui peut etre en 1 seule matière ou alors en bi-matière (comme avec le montage insert ou le montage nylor)
  • le pont qui peut etre lié au cerclage soit en monobloc soit en une autre matière
  • les plaquettes
  • les vis de plaquettes
  • les vis pour fermer le cerclage

A chaque petites parties, il faut identifier :

En quelle matière cela peut être fait?

La face

La face est surement la partie qui comprends le plus de possibilité.

Elle peut etre en monobloc dans 1 seule matière ou alors être divisée en tenon, cerclage, pont, bras de plaquettes dans differentes matières.

  • acier stainless
  • inox
  • titane
  • plastique
  • acétate
  • matière biosourcée
  • nylon

Les branches

Les branches peuvent être aussi complexe que la face d’une monture.

Elles peuvent être :

  • en monobloc comme avec le procédé de l’injecté
  • en matière plastique, acétate ou biosourcée avec une tige métallique à l’intérieur souvent en acier stainless
  • en metal soit en acier, inox, titane ou autre metal avec un manchon au bout en plastique ou acétate de cellulose ou en matière biosourcée.

Le petit matériel

Quand on autopsie une paire de lunettes, on oublie souvent ce petit matériel qui fait vivre une monture.

  • les plaquettes
  • les vis de plaquettes
  • les charnières
  • les vis de charnières
  • les manchons
  • les rivets
  • le fil nylor

Les matériaux qui peuvent être utilisés pour ces petits éléments sont souvent les mêmes et peu de choix sont à la disposition du marché.

  • Les plaquettes : en plastique, en silicone ou en titane
  • Les vis : en acier
  • Les manchons : en plastique (en général), en acétate (rare) ou en matière biosourcée (très rare)
  • Les rivets et charnières : en acier
  • Le fil nylor : en nylon

L'intérêt d'une autopsie d'une paire de lunettes

Le porteur de lunettes n’a pas conscience de toutes ces étapes. Pourtant, il est nécessaire de connaitre ces details pour valider l’engagement d’une entreprise vertueuse face à du greenwashing.

L’intérêt répond à 3 questions simples et essentielles :

1. Qui fabrique mes lunettes?

La réponse est souvent celui qui a réuni toutes les pièces sur un seul lieu qui aura la renommé.

Pourtant, en décortiquant chaque élément d’une paire de lunettes, on s’aperçoit que des lunettes ne se limitent pas au design et à la marque… mais à une série de savoir-faire qui forme un produit… Et ces détails sont souvent omis d’être cité. Voir même d’être étudié pour être pris en compte dans le discours marketing d’une marque.

2. Est-ce qu'un manchon pourrait faire de l'ombre à la lunette entière?

Oh ben c’est derrière l’oreille, ça ne se voit pas“, alors, on n’en parle pas… Pourtant, cela repose toute la journée sur la peau : cela devrait être un détails important.

3. L'écoresponsabilité s'arrête où et commence où?

Même si cela est un détails, tous les éléments rentre en jeu dans la balance. Une marque de lunettes écoresponsable fait attention à chaque détails pour créer un produit vertueux à son image.

Se rendre compte de la matière, de l’origine de chaque pièce, et savoir qui a produit ce détails font la force d’une marque de lunettes engagée.

 

Pour conclure...

La difficulté pour une appellation écologique comme Optic for Good, est de pouvoir réunir cette ensemble de détails. Le but n’étant pas de décourager mais de mettre en avant les marques de lunettes écoresponsables qui font l’effort d’aller jusqu’au bout des détails.

Même si certains éléments ne sont pas aussi vertueux que l’ensemble des collections, la marque de lunettes engagées est en perpétuelle evolution. Elle s’améliore d’année en année.

Et ça, il faut l’encourager.